ASPECTS HISTORIQUES DES RAPPORTS ENTRE LA PARAPSYCHOLOGIE ET LES SCIENCES EXACTES

Revue Parapsychologie n7, juin 1979

par Michel Duneau

I- Introduction .

Les notes qui suivent ont pour objet de constituer une introduction sommaire à un sujet relativement peu étudié : l'étude historique des rapports entre la parapsychologie et les sciences exactes . Les éléments présentés couvrent la période de 1770 environ à nos jours, bien que l'on ne puisse faire une analyse historique définitive des rapports récents entre ces deux domairies .

Si une approche historique des sciences exactes, sans être absolument superflue, n'est pas réellement nécessaire à leur application -bien qu'elle le soit à leur compréhension - il semble bien que l'on ne puisse saisir la véritable nature de la parapsychologie sans en suivre la phénoménologie au sens éthymologique - et l'évolution au cours des deux derniers siècles. En effet, si la " signification " des évènements parapsychologiques ( psi ) parait maintenant relativement bien connue et permet d'en définir l'originalité et les frontières, leurs " formes " par contre, sont multiples et dépendent manifestement de données psychiques, sociales et historiques. Ainsi par exemple , réduire la psychocinèse à " l'effet Geller " constitue un choix possible pour un expérimentateur, mais conduit certainement la réflexion théorique à une voie sans issue . Cette attitude est partagée aujourd'hui par de nombreux parapsychologues sur la base d'arguments épistémologiques - soit que, selon les théories psycho-physiques du psi les évènements provoqués ne puissent être considérés comme indépendants des motivations et des préjugés, conscients ou non, de l'expérimentateur, - soit que les évènements spontanés s'avèrent beaucoup plus riches en informations, et de ce fait plus éclairants quant à la nature du psi

Quoiqu'il en soit, les notes qui suivent convergent vers une attitude semblable par le biais d'une analyse historique des rapports entre parapsychologie et sciences exactes, analyse en elle-même extérieure à la parapsychologie, et diminuent d'autant le crédit des tentatives présentes et futures, visant à réduire les évènements psi uniquement à des processus physiques

 

II - Le magnétisme animal .

 

C'est aux environs de 1772 qu'un médecin autrichien, Mesmer, entreprend d'étudier l'influence des aimants sur le corps humain . La conviction qu'une telle influence peut exister n'est pas nouvelle pour lui puisqu'en 1765, il défend dans sa thèse de doctorat, l'idée d'interactions réciproques entre les corps célestes, la terre et les organismes vivants . Mesmer fait alors la surprenante découverte suivante : sans même utiliser les aimants, il provoque chez ses malades, en les fixant du regard et en pratiquant les fameuses " passes magnétiques " , un état comparable à celui du sommeil, qu'il utilise ensuite à des fins thérapeutiques. Il publie les premiers compte-rendus de ses expériences en 1775 dans une "Lettre ouverte à un médecin étranger au sujet de la cure de magnétisme " où il attribue ses résultats à une force qu'il baptise " magnétisme animal".

Si la confusion entre le magnétisme physique et ce que nous savons aujourd'hui être l'hypnose fut possible à l'époque de Mesmer, c'est certainement moins par suite de son ignorance possible de la physique qu'en raison de l'état des sciences exactes en cette période .

En effet, si les premiers travaux sur le magnétisme terrestre, les propriétés des aimants et l'électrisation par frottement, datent des années 1600 , l'invention des machines électrostatiques et leur développement au long du 17ème siècle, ne résout nullement le problème de la nature de l'électricité . La situation est particulièrement critique vers 1734, Du Fay proposant une théorie à deux "fluides" , alors que Franklin soutient celle d'un fluide unique . Ce n'est qu'à partir de 1785 que le problème s'éclaircit lorsque Coulomb énonce la fameuse loi d'interaction des charges électriques ou magnétiques . En 1791, Galvani découvre ce qu'il appelle "l'électricité animale " et Volta invente la pile électrique en 1800 .

Dès lors, de nouvelles expériences sont possibles et la véritable nature de l'électricité et du magnétisme se dégage progressivement grâce en particulier aux travaux d' Oersted, Biot, Savart et Faraday . La méprise n' est plus possible et le "magnétisme animal" en tant que tel, n'y survivra pas.

La confusion était d'ailleurs plus profonde qu'on pourrait le supposer à première vue ; ainsi la description que l'on a du fameux " baquet " n'est pas sans évoquer la célèbre bouteille de Leyde, premier condensateur électrique, inventé en 1745 :

" Le baquet était une sorte de grand récipient rempli de diverses substances magnétiques telles que de l'eau, du sable, des pierres, des flacons de verre . C'était l'endroit où les forces magnétiques se concentraient et d'où rayonnait un certain nombre de dispositifs conducteurs qui n'étaient autres que des barres métalliques coudées dont une extrémité plongeait dans le baquet et dont l'autre était fixée sur la partie du corps dont souffrait le malade . Un dispositif de cette sorte permettait de soigner un nombre quelconque de malades assis autour du baquet . . . " 'Les malades étaient assis sur plusieurs rangées autour du baquet . Les courants magnétiques leur parvenaient soit par les barres métalliques, soit en mettant leur main en contact avec celle de leur voisin . Mais il se pouvait aussi que les sons d'un piano-forte ou d'une voix agréable, sons porteurs de courants magnétiques, les répandent dans l'atmosphère qui les entourait ." .

L'intérêt de cet épisode de l'histoire des sciences est double pour la parapsychologie : d'une part, si l'on ne peut affirmer que Mesmer ait produit d'authentiques évènements psi ( au sens restreint ) , en revanche un de ses élèves, le marquis de Puységur, découvre des facultés de clairvoyance chez certains de ses patients ; d'autre part, et ceci est fondamental pour la parapsychologie, on y constate qu'un phénomène essentiellement psychologique - l'hypnose - se plie, quant à ses conditions et à son déroulement, aux présupposés de l'expérimentateur et de son sujet . Ceux de Mesmer tiennent en vingt sept propositions figurant dans son " Mémoire sur la découverte du magnétisme animal " . On y trouve en outre l'affirmation que l'action du magnétisme animal " est augmentée ou réfléchie par les glaces comme la lumière , qu' " elle est communiquée, propagée et augmentée par le son ', , etc.

Le mesmérisme engendre dès le début du 19 ème siècle, différents " Modèles " inspirés non plus seulement par les phénomènes électriques et magnétiques, mais aussi par la thermodynamique naissante .

Ainsi Karl Reichenbach développe sa conception de l'od, ou fluide odique, qu'il situe entre l'électricité, le magnétisme et la chaleur et qui peut prendre une forme visible, l'aura .

Quoique les références à la physique soient moins explicites que dans le cas du magnétisme, les modèles fluidiques n'ont pu, semble-t-il, se développer qu'en fonction de la confusion et des ambiguïtés marquant les débuts de la théorie de la chaleur .

III - Psi et ondes électromagnétiques

Le déclin du mesmérisme, dû aux progrès de l'électricité et du magnétisme, marque le début d'une divergence entre la parapsychologie et les sciences physiques . Alors que se développe l'étude scientifique de l'hypnose, la " parapsychologie du 19ème siècle, libérée un moment du besoin de rationaliser le psi, s'enrichit à partir de 1850 des phénomènes nouveaux, psychiques et physiques, revendiqués par le spiritisme ."

En 1882 est fondée la " Society for Psychical Research " anglaise qui réunit entre autres, des personnalités scientifiques telles que Sir Oliver Lodge, William Crookes et Lord Rayleigh . Parmi les nombreux objectifs qu'elle vise, figure l'étude de la transmission de pensée -baptisée télépathie par Myers en 1883 -que l'on observe soit dans la relation magnétiseur/magnétisé, soit encore dans de nombreux cas spontanés recueillis par Gurney, Myers et Podmore dans " Phantasms of the living " . Lodge déclare en 1903 . " Ce que nous voulons soumettre à l'attention de la Société Royale ,et ce par quoi nous pouvons défier le monde entier, c'est la télépathie ".

Dès 1880, il organise des expériences sur la transmission de dessins dont les

résultats sont publiés par Nature. Si la S.P.R. est relativement discrète quant à une explication physique de la télépathie, il n'en est pas de même d'un certains nombre de physiciens

qui l'attribuent à des ondes électromagnétiques.En fait, l'hypothèse électromagnétique nait avec la découverte des ondes E.M. par Herz en 1887, et devient même très populaire avec les débuts de la

radio. En 1892 E. Houston exprime cette hypothèse dans une conférence donnée à l' Institut Franklin Marconi , déclare à ce sujet : " Le cerveau humain est un instrument incomparablement plus subtil que n'importe quel appareil inventé par l'homme, et il peut évidemment envoyer des informations à des distances beaucoup plus grandes que n'importe quel mécanisme transmetteur"

L'hypothèse électromagnétique est même renforcée en 1929 par la découverte de Hans Berger, des potentiels électriques du cerveau ( E . E. G.).

En 1916, V. Bechterev, associé de Pavlov, entreprend des expériences sur la suggestion à distance entre êtres vivants, et particulièrement entre humains et animaux . Il nomme " radio biologique " le facteur responsable de la transmission, qu'il observe en particulier entre Dourov, un dresseur célèbre de l'époque, et ses chiens . Bechterev publie ses résultats dans le livre

" Expériences d'action directe sur le comportement des animaux ", .

En 1922, l'académicien soviétique Lazarev propose un modèle d'émission électromagnétique du cerveau par l'activité électrochimique des neurones, et suggère que ces ondes sont perçues par résonance chez un autre sujet .

L'ingénieur soviétique Kajinski propose en 1923 un autre modèle dans lequel les synapses et les dendrites formeraient respectivement les condensateurs et les bobinages de circuits fermés . Il organise également des expériences de transmissions d'ordres avec Dourov qui est enfermé dans une cage de Faraday, et observe que dans 39 % des cas l'ordre mental est éxécuté .

De 1923 à 1925, le psychiatre italien F. Cazzamali organise avec la collaboration de Marconi, des expériences qui prouvent selon lui, que le cerveau émet des ondes de haute fréquence ( 0,7m 100 m ) . Sa méthode est fortement critiquée, et une expérience semblable réalisée en 1930 à l'Institut Bechterev, conduit à un échec .

En 1932, L. Vassiliev prend la direction de l' Institut Bechterev dont il fut l'élève, institut fondé à Léningrad pour l'étude de la transmission de pensée et la mise en évidence des ondes E.M comme agent de transmission. Il réalise des expériences de " suggestion à distance " dans lesquelles un sujet " inducteur " doit hypnotiser un sujet testé. Il examine ensuite s'il y a simultanéité entre les ordres et les réponses. La distance ne semble pas jouer un rôle puisque les expériences réussissent aussi bien entre Sébastopol et Léningrad ( 1700 kms ) .

Il estime, quant à l'hypothèse E.M , que les résultats de Kajinski ne sont pas assez nets, et critique en particulier l'efficacité de la cage de Faraday employée . De 1933 à 1936 il entreprend des expériences où agent et percipient sont enfermés dans des cages de Faraday qui sont testées préalablement avec un ensemble émetteur - récepteur . Les résultats positifs obtenus l'amènent à conclure " Il s'en suit indiscutablement que, contrairement à l'hypothèse électromagnétique, l'isolation dans nos expériences, tout en arrêtant la diffusion d'une importante bande d'ondes électromagnétiques, n'a exercé aucune influence sur la transmission de la suggestion mentale du cerveau de l'inducteur au cerveau du percipient " . Il persiste cependant : " Celà signifie qu'il faut chercher le facteur énergétique transmettant la suggestion à distance non dans la partie médiane du spectre électromagnétique, mais à ses extrémités : soit parmi les rayonnements à onde la plus courte, - rayons X ou rayons gamma ( vers quoi aucun fait ne nous oriente ) , soit au contraire parmi les champs électromagnétiques des ondes longues dont -la pénétration quoiqu'affaiblie à travers les parois de nos cabines ( même reliées à la terre ) n'est pas exclue . Toutefois, les calculs du professeur Arcadier s'opposent également à cette supposition " .

En 1930, l'écrivain américain Upton Sinclair publie " Mental radio dont la traduction allemande est préfacée par Einstein . Il y expose des expériences de télépathie réalisées avec sa femme et portant sur des dessins.

Plus récemment, en 1957, Jürgensen publie " Radio téléphonie avec les morts " ! ...

Cependant, J. Eisenbud , parapsychologue américain étudie, à partir de 1955 , le célèbre médium Ted Serios, et obtient de lui les fameuses psycho-photos, alors que le sujet est successivement enfermé dans une cage de Faraday , et séparé de l'appareil photo par une paroi opaque aux rayons X.

Enfin, tout dernièrement, E. Balanovski et J.G. Taylor, viennent de publier dans Nature un compte rendu d'expériences menées durant trois ans et portant sur la détection d'éventuels effets électromagnétiques associés aux phénomènes psi . Le résultat négatif de leur investigation n'est pas moins intéressant que leur prise de position sur la possibilité d'une explication physique : " La recherche d'effets E.M. concomitants à l' ESP est fondée sur notre déduction que c'est la seule force connue qui puisse raisonnablement être impliquée . En cherchant des signaux E.M. émis par des personnes durant des ESP alléguées, nous testons donc la réalité du phénomène correspondant ... Si aucun signal n'était trouvé, celà mettrait en cause la réalité du phénomène alors que des signaux E M. suffisamment forts confirmeraient l'affirmation de l'existence d'évènements ESP.

Cette attitude antiscientifique se passe de commentaires . Notons que l'hypothèse E.M. a toujours été combattue par de nombreux parapsychologues . Ainsi W. Barrett s'y oppose dès 1914 sur la base de l'absence de corrélation entre la réussite d'un évènement télépathique et la distance entre agent et percipient .

En 1940, H. Berger abandonne cette idée à cause de la faiblesse des courants encéphaliques auxquels il attribuait l'émission d'ondes E.M.

Plus récemment, plusieurs parapsychologues ont cherché en vain une corrélation objective entre la réussite d'une ESP et la distance agent percipient, bien que, dans certains cas, des corrélations subjectives soient statistiquement significatives.

IV- Les hypothèses récentes

Les découvertes de la physique moderne,en particulier celle des particules élémentaires, ont permis à certains auteurs d'émettre des suggestions variées quant à une explication physique du psi .

Ainsi, Vassiliev évoque l'hypothèse des neutrinos comme agent de transmission de l'information, compte tenu de l'indifférence manifeste de l' ESP vis à vis des obstacles . La faiblesse de l'interaction du neutrino avec la matière a également suggéré cette hypothèse à d'autres auteurs, mais aucun ne semble prêt à expliquer comment cette particule serait émise par le cerveau de l'agent , ni par quel mécanisme elle pourrait interagir avec celui du percipient . En outre, elle s'accorde mal avec l'indifférence de l' ESP vis à vis de la distance . Il en est de même d'autres " hypothèses " à base de tachyons ou de gravitons

Le sort de ces " modèles " est tout à fait comparable à celui du magnétisme animal , lorsque les progrès de la physique ont été tels que toute confusion devenait impossible . Il n'en est pas de même d'autres modèles récents inspirés par des domaines des sciences exactes, encore en évolution et sujets à controverses .

Ainsi, si les physiciens sont unanimes à reconnaître l'efficacité de la mécanique quantique dans la représentation de phénomènes microscopiques, le débat entretenu par certains sur son " interprétation " n'est pas clos et donne lieu à des publications, des conférences et des colloques . Ce point faible a été exploité dans le sens d'un modèle physique du psi, où la '' réduction du paquet d'onde " joue un rôle central . De même on constate que le concept d'information, dont le domaine de validité et d'efficacité est souvent controversé, fournit également la substance de modèles relativement sophistiqués comme celui de Walker qui est fondé sur une théorie quantique de la conscience.

Le but de cet article n'est pas de porter un jugement de valeur sur telle ou telle tentative de rationalisation du psi, mais d'attirer l'attention sur la nécessité de prendre un certain recul vis à vis de ces démarches . Un siècle de recherches a permis d'accumuler une masse considérable d'observations brutes dont la synthèse n'est toujours pas faite . Qui plus est, les seules constantes qui ressortent clairement de ces données, sont de nature psychologique, notamment en ce qui concerne la psychocinèse . Un agent, aussi " doué " soit-il , ne peut produire un évènement physique qu'il considère comme impossible : la volonté de réaliser un tel évènement est irrémédiablement neutralisée par le moindre doute sur le résultat de l'essai .

Les données psychologiques de ce type - mise en doute de la possibilité ou de la réalité d'un évènement psi à réaliser - sont absolument déterminantes. Les grands médiums à effet physique n'échappent pas à cette règle, mais dans leur cas, la réciproque semble également être vérifiée : de nombreux évènements psi ont été obtenus après que l'expérimentateur ait réussi à convaincre le sujet à priori sceptique, de la possibilité de réussir l'expérience tentée .

D'une façon plus générale, les résultats d'une expérience dépendent directement des croyances des sujets et de l'expérimentateur . Certaines études ont même montré qu'ils pouvaient être corrélés à l'état psychologique d'un individu jouant un rôle de spectateur . Il est clair dans ces conditions, que l'on ne peut dégager de lois objectives déterministes ou même probabilistes sur l'évènement psi .

En ce qui concerne les conditions objectives de la psychocinèse, certains parapsycholoques pensent que le caractère aléatoire de la matière à l'echelle microscopique, serait un facteur déterminant .

A celà on peut répondre que les probabilités apparaissent au niveau de la théorie, c'est à dire d'une représentation de la réalité, et non à celui de la réalité elle-même . Un phénomène n'est aléatoire que dans la mesure où la théorie qui le formalise est elle-même probabiliste . Ainsi la plupart des phénomènes physiques macroscopiques sont formalisés dans des théories déterministes comme la mécanique céleste, plus généralement la mécanique hamiltonienne et l'electrodynamique classique .

Il semble que le rôle fondamental accordé progressivement depuis le début du siècle aux théories physiques probabilistes , ait eu pour conséquence d'orienter aussi bien les sujets psi que les expérimentateurs vers des expériences de type aléatoire dont l'analyse est faite en termes de statistique: le bon sens nous suggère qu'il est plus facile d'agir sur un évènement non déterminé que sur un évènement qui l'est . Mais comme un évènement n'est ni déterminé ni indéterminé en soi, il apparait que le facteur aléatoire intervient au plan psychologique et non au plan physique .

Inversement, certains auteurs sacrifient au mythe d'une théorie physique universelle - la mécanique quantique - dont le caractère probabiliste constitue pour eux la seule façon d'accepter et de rationnaliser l'existence d'évènements psi macroscopiques, comme l'effet Geller ou la dématérialisation. Une telle attitude est non seulement erronée mais inconséquente : en effet,

on fait d'abord appel à un modèle probabiliste pour sauver les apparences, mais aussitôt après, on le dépouille de son contenu proprement statistique en ignorant la signification d'une probabilité infinitésimale, que personne du reste n'ose évaluer .

D'un autre point de vue, il parait tout aussi téméraire de chercher une explication physique à la télépathie et à la prémonition alors qu'il n'existe pas encore de modèle physique de fonctions - ou de situations - psychologiques comme la mémoire ; de ce point de vue, la réponse du comte de Gasparin à ses détracteurs semble toujours aussi à propos : " Quand vous m'aurez expliqué comment je lève la main, je vous expliquerai comment je fais lever ce pied de table".

Références sommaires

E. Balonovski, J.G. Taylor : Nature vol 276, 2 Nov 1978

C.I.K. Chari : Jour of Parapsychology 38 N 1 , pl ( 1974)

C. Flammarion Les forces naturelles inconnues , Paris 1907

Quantum physics and Parapsychology, Laura Oter Ed( 1975)

D. Scott Rogo La parapsychologie dévoilée -Paris ( 1976)

L. Vassiliev La suggestion à distance - Paris ( 1963 )

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