VII. LA DESTINEE ET LE DETERMINISME

 

Cet exposé n'avait pour but que d'arriver au problème le plus général, celui du déterminisme personnel, de la destinée.

Dans le cas d'une prémonition préventive d'accident, celle-ci permet parfois d'éviter l'accident. Mais cela n'implique en rien un changement de la signification de notre destinée. L'avenir n'est pas écrit formellement, mais en tant que signification. [Le futur comme le passé sont par contre écrits formellement. Personne ne conteste l'existence de Louis XIV. Dans le cas d'une prémonition, le médium décrit formellement le futur. Le futur est donc mécaniquement déterminé à cet instant. Mais comme l'accident est parfois évité, il est clair que cette mécanique a été cassée entre temps. Le même raisonnement s'applique au passé : il ne tient qu'à nous de le changer et de modifier notre mémoire. Tous les créateurs - petits ou grands, connus ou pas - se fabriquent au fur et à mesure un passé nouveau qui contraint mécaniquement leur avenir. Exemples simples : Fellini ou Malraux, qui falsifièrent très volontairement et très lucidement leur biographie.] Untel évitera peut-être un accident, mais n'en tirera aucune conclusion sur la nouvelle direction à donner à sa destinée : il répétera cet accident sous d'autres formes : maladie, divorce, etc.15

[Ce qui est une évidence d'instinct pour le premier psychothérapeute venu ne l'est pas pour la technocratie qui nous écrase. Un vaccin supprimera peut-être le sida dans ses effets, certainement pas dans ses causes sociales qui relèvent d'une fin suicidaire. On trouve encore des universitaires convaincus que la chute de l'Empire romain tint plus à l'intoxication de l'élite par le plomb qu'à une décadence morale généralisée. Mais, inversement, il est tout aussi illusoire de croire que c'est Dieu qui détruisit Sodome pour ses péchés, puisque cette ville ne vivait plus que pour l'actuel : elle ne se voulait plus d'avenir, elle s'est donc tout simplement suicidée. Il n'y a aucun mystère, aucun hasard, aucune fatalité dans notre destinée dès lors que notre Moi entend en maîtriser complémentairement (circulairement, i.e. de façon obligatoirement équilibrée) les tenants et les aboutissants.]

Ce mécanisme de prémonition préventive semble extrêmement fréquent, mais le plus souvent inconscient. Une étude américaine a montré que les jours où il y avait un accident mortel de train, le nombre de voyageurs qui prenaient leur billet pour ce train était significativement inférieur à la moyenne21.

S'il y a un déterminisme mécanique, il n'est ni physique (matérialiste, causal ; i.e. Autrui) ni spirituel (i.e. Dieu transcendant, Soi). Il est affectif, il diffère selon chaque personne et ne vaut formellement (objectivement, socialement, intersubjectivement) qu'en un endroit et à un instant donné. Il nous arrive non ce qu'on croit mériter, mais ce qui nous ressemble.

[Il serait bien naïf de croire que mort soit synonyme d'arrêt organique. La plupart des adultes sur cette terre malade vivent comme des zombies, esclaves de rêves qu'ils refusent de maîtriser, i.e. d'inventer. D'où l'intérêt, pour se libérer de cette errance, d'une herméneutique existentielle : la vie de toute existant peut être interprétée comme un rêve. Mais l'animisme ne se borne pas à ça : c'est aussi une heuristique qui concilie de fait la réalisation de son propre rêve, son auto-création, avec celles des autres.]

La seule manière, pour nous Occidentaux, d'accomplir pleinement notre destin, d'incarner la Signification potentielle que nous sommes est sans doute, comme le suggérait Gœthe, de savoir mourir pour devenir.

Quoi que l'on fasse, la mort est une réalité objective inéluctable (entropie). Mais il ne dépend que de nous de naître (c'est une pure question d'imagination). Puisque la cause détermine l'effet comme la fin le moyen, on peut être assuré qu'on meurt d'être né tout autant qu'on naît de mourir. Il est donc faux de dire que l'enfance détermine la vie adulte ; à moins d'admettre aussi que l'adulte choisit l'enfance qui lui convient ; et le mourant, sa naissance... Etre libre, c'est inventer un soi et lui obéir ; être esclave, c'est accepter la réalité objective telle qu'elle est, physiquement ou socialement, qu'on soit cause (comme le patron), effet (comme l'ouvrier) ou les deux à la fois (comme le bourgeois).

On ne saurait néanmoins dissocier libre arbitre et fatalisme. La liberté se nourrit d'obstacles, d'où le développement spatial des âmes (la vie), mais aussi la dégradation temporelle des corps (la mort) : tout corps vieillit parce que toutes les âmes rajeunissent.

[L'entropie est le prix de toute action néguentropique. Vieillissement physique et rajeunissement spirituel vont ainsi nécessairement de pair, même si l'individu zombie, l'ultra-conservateur ou le vieillard de cœur refuse de changer : les autres l'y contraindront par leur seule existence. Le rajeunissement spirituel, c'est la créativité ; mais elle peut se limiter au seul instinct de survie. D'ailleurs, quand je dis "les autres", je fais allusion à l'ensemble de la réalité objective : que la vie disparaisse de la Terre n'empêchera pas le reste du monde de continuer à évoluer.]

Il faut également admettre qu'on n'agit jamais que sur sa propre destinée, contrairement à ce que prône depuis toujours l'idéologie occidentale. Chaque Moi est seul à fabriquer des significations. Croire qu'on agit sur la destinée d'autrui ou la subit, c'est prendre des significations voulues par un tel couple pour un surdéterminisme causal, et non pour ce qu'elles sont : les moyens d'une fin commune. Point de bourreau sans victime séductrice. Et croire que personne ne contrôle le destin, c'est de même nier la finalité en faisant d'absurdités voulues par soi-même de simples traductions du Hasard.

[Je parais simplifier la relation à autrui en ne l'envisageant que "spatialement", entre égaux supposés. Mais la filiation, réelle ou symbolique, familiale ou sociale, est aussi une relation de couple -et beaucoup plus générale : les parents doivent armer leurs enfants sans les enrôler, et les enfants s'armer contre tout enrôlement. C'est ça, la démocratie. Le contraire du consensus : personne n'est "égal" à quelqu'un d'autre, chacun est unique.

(...) Bourreau et victime sont des significations, et non des faits objectifs ainsi que l'affirme le manichéisme occidental - qui se justifie ainsi de toutes ses interventions impérialistes. C'est Chevènement, alors ministre des Armées, qui disait avec justesse que la guerre du Golfe n'était en fait qu'une gigantesque ratonnade. Rony Brauman, président à la même époque de Médecins Sans Frontières, déclarait sans embages qu'une politique humanitaire est une pure hypocrisie ; ce sont les individus (au moins quelques-uns) qui défendent des principes universalistes, non les Etats actuels (qui ne défendent que leur propre intérêt). L'idéologie de la victime (et donc du bourreau), ajoutait-il, déréalise l'autre en vue d'un bénéfice narcissique ; un être humain ou un groupe social ne doit jamais être réduit à un statut de victime. Ou alors on est un salaud, puisqu'on entretient le dualisme (bourreau/victime, riche/pauvre, aryen/juif, etc.).

(...) Quoi qu'il arrive, un être responsable est forcément courageux et ne sera jamais, malgré les apparences, ni bourreau ni victime des autres ou de lui-même. Mais il y a des destins de tigre et des destins de gazelle. Se révolter contre l'inéluctable, faire de la mort le Diable en personne et de tous ses désirs des Dieux constituent des preuves absolues de crétinisme moral.]

Le monde est rond ; qui l'ignore se cogne toujours et partout à soi-même. Ainsi de Dieu pour les croyants, pour les agnostiques du Hasard et pour les plus bêtes, du "big bang", du gros boum matérialiste. Les premiers s'excusent d'une fin et les derniers d'un début. Les agnostiques, eux, s'en lavent les mains.

De l'amour, de la beauté, du courage, nous ne devons attendre ni plaisir, ni bonheur, ni extase : seulement qu'ils nous changent.

[De la roue du schéma 1, on sort par le centre, le moyeu, l'affectivité. Il s'agit de réinventer la roue, d'un point de vue psychophysique. C'est d'ailleurs la base même de l'hindouisme, qui est l'une des multiples façons de formuler un animisme ouvert (et non fermé comme le définit l'Occident). Circularité n'est pas fatalisme ou absurdité. Chacun naît avec une configuration affective unique ; et la signification de chaque existence consiste à inventer sur cette base un rêve impossible qu'il faudra pourtant matérialiser. Beaucoup de gens renoncent à leur destin en confiant à une entité supérieure (Dieu ou la Société, i.e. un pseudo-Soi ou un pseudo-Autrui) ce travail de matérialisation. D'autre part, on fait toujours des erreurs, la vie consiste à en faire ; mais jamais deux fois la même ! Il faut donc toujours incurver sa ligne de vie, infléchir sa route... jusqu'à faire retour : voie du Tao, voie de la Voie. Ceux qui renoncent à leur destin répètent les mêmes fautes, acceptent l'existence de contraintes absolues. Ils fabriquent du rectiligne, de l'horizontal. Ils se croient vivants, ils sont déjà morts.

On peut aussi se représenter la circularité en termes d'action/réaction. La notion de réaction objective est parfaitement acceptée en Occident, en physique ou en sociologie. La notion de réincarnation ("le retour de bâton") est, en Orient, son exact équivalent moral. Notre destinée consiste selon moi à faire coïncider, en tant que signification, notre naissance avec notre mort (c'est l'aspect temporel du cercle), mais aussi notre monde intérieur choisi - le Soi - avec le monde extérieur imposé - Autrui - (c'est l'aspect spatial du cercle).]

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Je dois très vivement remercier Francis Lesourd pour ses critiques aussi nombreuses que constructives : elles ont permis d'améliorer considérablement le texte initial, abusivement lapidaire. Merci également à A.G.Béduneau, G.Béney, M.Duneau, P.Michel et P.Pastor. F. Favre

 

François Favre : épistémologue, formation médicale, a fait vingt ans de recherches en parapsychologie scientifique.

5, impasse Châteaudun ; 93200 Saint-Denis.

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BIBLIOGRAPHIE

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3. CARROLL (L.), De l'autre côté du miroir, Flammarion, 1969, p. 131

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8. JANIN (P.), "Psychocinèse dans le passé ?" in Parapsychologie (1976) 2

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13. D'ESPAGNAT (B.), A la recherche du réel, Gauthier-Villars, 1979

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15. FAVRE (F.), "Le Modèle de l'autoprémonition" in Revue de parapsychologie (1982) 14

16. LAO-TSEU, La Voie et sa vertu, Seuil, 1979 (de très loin, la meilleure traduction)

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18. ROSNAY (J. de), Le Macroscope, Seuil, 1975

19. VIRILIO (P.), L'Art du moteur, Galilée, 1993

20. BENEY (G.), "La tentation globalitaire" in Demain la Terre, dossier N°11 du Nouvel Observateur, juin 1992

21. COX (E.W.), "Precognition : an analysis. II : Subliminal Precognition" in Journal of american Soc. Psych. Res. (1956) 50, 3

 

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schéma 1 : LES QUATRE CHAMPS DE LA RECHERCHE ET LE CIRCUIT PSI

schéma 2 : GRAPHES DE FEYNMAN

A. · Conception orthodoxe (du passé vers le futur) : Soit en 3 la création d'une paire particule A / antiparticule A' à partir d'énergie. A' se dirige vers 2 et rencontre une autre particule A, d'où annihilation et dégagement d'énergie ;

· Conception bitemporelle (Dirac et Feynman) : Il s'agit en fait d'une seule particule qui va d'abord de 1 vers 2, puis remonte le temps de 2 en 3, puis repart vers 4.

[Remarquer que ces deux interprétations rentrent intuitivement dans le cadre de la logique habituelle.]

B. Schéma d'une "transition virtuelle", en boucle fermée causale/finale. Un photon n'a pas de masse : c'est de l'énergie pure qui, par définition (dans mon modèle), n'a pas d'orientation spatio-temporelle et dont la vitesse est donc constante quelle que soit celle de l'observateur. Il arrive qu'un photon disparaisse très brièvement (en 5) par émission de matière, d'un "plein causal", en l'occurrence d'une particule (par ex. d'un électron) et réception simultanée d'un trou final d'antimatière, i.e. de l'antiparticule correspondante (par ex. d'un positron). En 6, l'inverse se produit (réception causale d'un plein et émission finale d'un vide) de telle sorte que le photon se reconstitue.

C. Deux particules massives (ou "fermions") échangent un boson virtuel tachyonique.

D. "Diagramme du vide" : apparition et disparition spontanées de matière et d'antimatière reliées par un boson virtuel.

schéma 3 : L'ANTIMATIERE

L'antiparticule s'approche du présent, d'où choc présent possible. L'antimatière quitte le présent, d'où choc présent impossible.

schéma 4 : LA COMPLEXITE

schéma 5 : PARTICULE TACHYONIQUE ET INVERSION APPARENTE DE LA RELATION CAUSE/EFFET

Soit un observateur immobile ("ligne d'univers" 1), une source A émettant des tachyons et des bradyons, enfin une cible immobile ("ligne d'univers" 2). L'observateur voit, grâce à la lumière, l'émission de la source en C (c'est la "cause") et l'impact du bradyon sur la cible en D (c'est "l'effet") : la cause précède l'effet. Mais l'observateur voit l'impact du tachyon en B (effet) avant l'émission de la source en C (cause).

schéma 6 :

A. Le bloc spatio-temporel relativiste à quatre dimensions (coordonnées d'un hypervolume).

B. L'interprétation dominante (physiciens et public confondus), à tiers exclu, de la relativité quantique.

C. Le circuit spatio-temporel (boucle en 8), à tiers inclus, du modèle de l'auteur ("circuit psi").

schéma 7 : TACHYONS ET BRADYONS

schéma 8 : EXPERIENCE DE RETRO-PK (JANIN)

Un générateur produit une série aléatoire en 2 (qui ne sera lue qu'en 5). Trois jours plus tard, en 4, un médium (sujet psi) tente de rétro-agencer le générateur conformément à une série de températures (en 3) relevées dans la rubrique météo d'un journal du jour et que le médium n'est pas censé avoir pu agencer. En 5, la lecture comparée de la série du générateur et de celle de la météo montre une similitude qu'on interprète comme un effet rétro-PK.

On peut critiquer cette expérience en supposant, par exemple, que le médium aurait fait inconsciemment en 1 une clairvoyance prémonitoire de la rubrique météo, puis un PK "ordinaire" (causal) sur le générateur ; la clairvoyance prémonitoire néanmoins, démontrée sans conteste par d'autres expériences, prouve à elle seule un effet rétro-PK sur le corps du médium.

schéma 9 : L'EXPERIENCE EPR

Emission en 1 de deux quantons A corrélés et indéterminés. L'expérimentateur observe en 2 une particule A+, ce qui semble déterminer immédiatement en 3 le second quanton, désormais A-.

· Selon Costa de Beauregard, l'expérimentateur, du fait même d'observer (par sa "conscience"), rétroagence (par une "information-organisation") l'onde de probabilité, qui remonte alors le temps jusqu'à la source, puis repart de l'autre côté.

· Suivant Duneau, également physicien et parapsychologue, l'aspect paradoxal de la problématique EPR est une illusion : a] même sans observateur, un appareil de mesure réduit la fonction d'onde, b] l'hypothèse d'une influence instantanée ou rétro-temporelle est absurde puisque les quantons ne sont que des représentations complémentaires (les "particules corrélées") d'un formalisme unique (la fonction d'onde). La complémentarité est une propriété fondamentale des systèmes microphysiques et non une situation contingente.

· Mon interprétation animiste, intermédiaire, est que le couple fusionnel de quantons est doué de psychisme et en situation virtuelle (étant imaginaire, ce couple occupe tout l'univers et s'y considère seul). La rencontre avec un appareil de mesure (réel), en 2, force le couple à se réaliser, i.e. à se différencier. Et puisque l'une des moitiés, seule, est devenue particule (est née ou s'est réveillée, a pris conscience de son individualité), elle engendre ipso facto un ricochet de l'onde probabiliste vers le passé ("notre fusion n'est plus"), avec une nouvelle probabilité (reconstruction mnémique) menant à la certitude, pour l'autre quanton, d'être A- quand il s'éveillera lui-même.

tableau 1 : TERMINOLOGIE COMPAREE EN PSYCHOLOGIE DE L'IMAGINAIRE

tableau 2 : COMPARAISON DES REFERENTIELS

schéma 10 : LA COMPLEMENTARITE PSYCHOPHYSIQUE

schéma 11 : L'EXPERIENCE DES FENTES DE YOUNG

Soit une source lumineuse monochromatique S (émettant des photons), un écran percé de fentes A et B, une plaque photographique C. L'impact de la lumière sur la plaque en une multitude de points (particules) dessine une figure d'interférences qui démontre que la lumière s'est comportée, de la source à la plaque, de manière ondulatoire.

Si l'on réduit l'intensité de la source au point d'émettre des photons un par un, la figure d'interférences est toujours la même. Mais si l'on obture alternativement les fentes, la superposition des deux figures obtenues est différente de celle obtenue lorsque les fentes sont ouvertes simultanément. Les photons n'ont donc pas le même comportement dans les deux situations. Tout se passe, dans le second cas, comme si chaque photon faisait une sorte de clairvoyance sur l'état (ouvert ou fermé) de l'autre fente. On retombe ainsi dans la discussion du paradoxe EPR à propos d'influence instantanée à distance.

On signalera que l'expérience marche aussi bien avec des électrons, et même avec des molécules d'hydrogène.

 

schéma 12 : ONDE ET PARTICULE

schéma 13 : LE CIRCUIT PSI EN PARAPSYCHOLOGIE

schéma 14 : COSMOGENESE

schéma 15 : TEMPS CIRCULAIRE ET DESTINEE

 

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